Vache-Folle.org, carrefour de ceux qui doutent, qui veulent comprendre :

Nos dossiers
La maladie expliquée
Historique mis à jour
La maladie chez le bovin
Glossaire
Liens pertinents
Témoignages
Archive Presse
Associations

Vache-Folle.com prépare:

Situation de l'épidémie
Prévention du risque
Elevage
Filière bovine
Règlementation FR/CEE


   
 

 
 
 


La maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages

 
  Quelle maladie voulez-vous voir traitée?
 
  3 autres sont déjà en ligne, s'ils vous intéressent, merci de les cocher.
  HIV-Sida.com
  Legionellose.com
  Syndrome-des-Balkans.com
 
 

      
      
 
   HIV-Sida.com
   Legionellose.com
   Syndrome-des-Balkans.com
Virus-Ebola.com
Pneumonie-Atypique.net
Fievre-Aphteuse.com
Rayonnements-non
     ionisants.com
Charbon.org
Peste.net
 
Ce site est enregistré à la CNIL sous le n° de dossier : 750371
 

Toutes les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Vache-Folle.com.
Contactez nous


 

   

Archives Journal

 

Décembre 2001

"Embargo sur le bœuf britannique : arrêt de la Cour de justice
13 décembre 2001
La Cour de Justice des Communautés européennes vient de rendre son arrêt dans l'affaire opposant la Commission européenne à la France qui a décidé en décembre 1999 de maintenir l'embargo sur la viande bovine britannique. "
Lire cet article sur agriculture.gouv.fr



Juillet - Août 2001

"Nombre de cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob
10 août 2001
Le Réseau national de surveillance des maladies de Creutzfeldt-Jakob et maladies apparentées met à jour la première semaine de chaque mois la statistique du nombre de décès par maladie de Creutzfeldt-Jakob survenus en France depuis 1992. "
Lire l'article invs.sante.fr

"ESB : abaissement de l'âge des bovins testés à l'abattoir de 30 à 24 mois

24 juillet 2001
Par arrêté publié au Journal Officiel ce jour, le Gouvernement abaisse de 30 à 24 mois l'âge des bovins testés à l'abattoir.
Lire l'article sur agriculture.gouv.fr

Avis du 18 juillet 2001 concernant un projet d'arrêté modifiant l'arrêté du 17 mars 1992 relatif aux conditions auxquelles doivent satisfaire les abattoirs d'animaux de boucherie pour la production et la mise sur le marché de viandes fraîches...- 23/07/2001
Lire l'avis sur l'afssa.fr

ESB : le gouvernement maintient l'abattage total des troupeaux...- 17 juillet 2001 -
Le gouvernement a examiné l'avis rendu par l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) le 25 juin sur l'évolution possible des mesures d'abattage des troupeaux dans lesquels un cas d'ESB a été diagnostiqué. Lire le communqiué de presse. Conférence de presse du mardi 10 juillet 2001
Discours de Monsieur Bernard KOUCHNER - SECURITE SANITAIRE ET SANTE PUBLIQUE
Lire cette conférence sur sante.gouv.fr

"Raison scientifique et (ir)rationalité publique
8 juillet 2001
...On sait que, dans le cadre de la crise dite de la "vache folle", la consommation de viande de bœuf a considérablement chuté, entraînant avec elle de nombreuses."

Lire l'article sur cnrs.fr



Juin 2001

Communiqué de presse du FAO
CONSULTATION TECHNIQUE MIXTE OMS/FAO/OIE SUR L'ESB : SANTÉ PUBLIQUE, SANTÉ VÉTÉRINAIRE ET COMMERCE

21 juin 2001
Paris - Il faut considérer l'ESB et la nv-MCJ comme un problème international, du matériel potentiellement contaminé par l'ESB ayant été distribué dans le monde entier par le commerce de bovins vivants ainsi que de produits et sous-produits d'origine bovine. Tous les pays sont appelés instamment à faire une évaluation de leur exposition potentielle et à prendre les mesures nécessaires, conformément aux recommandations de la consultation technique de quatre jours qui s'est terminée aujourd'hui.

Il s'agissait d'une réunion mixte sur l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) rassemblant l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Office international des épizooties (OIE). Cette conférence a représenté une étape majeure dans le renforcement des efforts de ces trois organismes qui, désormais, parlent d'une seule voix des risques liés à l'ESB et à la nv-MCJ (nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob).
Plus de 150 vétérinaires, spécialistes de la salubrité alimentaire et responsables de la santé ont appelé les gouvernements à envisager d'interdire de nourrir les ruminants avec des farines d'os et de viande et de mettre en place une surveillance et des tests.

La consultation a principalement adopté les recommandations suivantes :
- La source originale et les mouvements des animaux et des produits d'origine animale, y compris les farines d'os et de viande, peuvent être masqués par les pratiques du commerce international qui comportent souvent le traitement et la réexportation des produits en question. En conséquence, les pays importateurs doivent prendre conscience des risques inhérents à ces pratiques commerciales et au commerce illégal.
- En ce qui concerne le risque d'ESB, les pays ne doivent pas relâcher leur vigilance. L'incidence initiale extrêmement faible, le regroupement limité des cas, la latence très longue et la nature non spécifique des symptômes initiaux de l'encéphalopathie spongiforme bovine tendent à masquer la gravité du problème.
- Tous les pays sont appelés instamment à évaluer leur exposition potentielle au moyen d'un examen systématique des données commerciales et des facteurs de risque éventuels. De plus, ils doivent savoir que l'évaluation du risque d'ESB peut avoir des incidences sur leur situation commerciale.
- Les pays doivent fortement envisager, sur la base de l'évaluation du risque, l'utilisation de tests adaptés sur les populations animales ciblées.
- La consultation estime que des farines d'os et de viande contaminées par l'ESB ont été données à certains moutons et chèvres et que ces espèces ont pu être contaminées par l'agent infectieux. Elle recommande donc à chaque pays d'évaluer le risque que l'ESB soit présente dans leurs populations ovines et caprines indigènes. Elle encourage tous les pays à exiger la notification et la surveillance des EST chez les moutons et les chèvres.
- Des ressources supplémentaires doivent être consacrées notamment aux pays en développement pour les aider à évaluer leur exposition potentielle à du matériel contaminé et à déterminer les mesures éventuellement nécessaires pour gérer le risque inhérent à cette exposition. - L'OIE a établi des directives pour l'évaluation du risque d'ESB dans les régions, les pays et les zones. Il faut des orientations plus précises sur la réalisation de ces évaluations du risque, en tirant profit des expériences des pays et d'autres organisations internationales.
- La gestion du risque d'ESB a pour but primordial de protéger la santé publique. Dans ce domaine, les stratégies doivent avoir des bases scientifiques, être transparentes et ne pas imposer de contraintes commerciales superflues. Les options retenues pour la gestion du risque doivent être appliquées avec la plus grande rigueur pour protéger la santé et le commerce au niveau mondial. Les autorités doivent s'efforcer de faire respecter ces mesures dans leur intégralité.
- Les ruminants ne doivent plus en aucun cas être alimentés avec des farines d'os et de viande de ruminants ou des fritons. Pour contrôler le respect de ces interdictions, il faudra développer davantage de programmes fiables de certification et de tests de dépistage afin de garantir l'absence d'infectiosité de l'ESB dans les aliments pour ruminants commercialisés au niveau international. Il faut mettre l'accent sur la mise au point de tests rapides et fiables permettant de déceler les protéines de ruminant.

 

L'EPIDEMIE DE "VACHE FOLLE"
(source : Bulletin Electronique-Royaume-Uni - ADIT)
Sir John Krebs, directeur de la "Food Standards Agency" (FSA) a annonce que les resultats actuels des tests de depistage de la "vache folle", auxquels sont soumis tous les bovins ages de plus de 30 mois en Europe, etaient encourageants : seulement 76 tests positifs pour 1.6 millions de betes). Selon lui, ils montrent qu'il n'y a pas d'epidemie massive cachee en Europe. Il faut cependant noter que, compte tenu de l'epidemie de fievre aphteuse qui a monopolise tous les veterinaires britanniques et ferme les abattoirs, seuls 30 bovins avaient ete testes au Royaume-Uni (aucun cas positif). Une nouvelle est venue contredire cette annonce encourageante. Il s'agit de la detection d'un cas d'encephalopathie spongiforme bovine (ESB) chez une vache nee apres le renforcement des mesures de precaution liees a l'interdiction des farines animales pour l'alimentation des ruminants (mesures prises le 1 aout 1996). Il s'agit d'une vache laitiere de 48 mois dans le Somerset. Selon les experts, il pourrait y avoir 17 cas d'ESB d'ici la fin de l'annee 2001 parmi des betes nees apres aout 1996. Un premier cas similaire avait ete decouvert l'annee derniere dans le Dorset. Une enquete sera ouverte par le "State veterinary Service" pour essayer d'etablir l'origine de l'infection pour cette vache. Il pourrait s'agir de l'alimentation ou d'une transmission maternelle. Ce nouveau cas ne presente pas de danger pour la securite alimentaire puisque, en Grande-Bretagne, les bovins de plus de 30 mois n'entrent plus dans la chaine alimentaire.
Source : BBC News 15/06/01, The Independant 16/06/01.

UNE CLINIQUE SPECIALISEE DANS LES MALADIES A PRION
(source : Bulletin Electronique-Royaume-Uni - ADIT)
La premiere clinique entierement dediee au nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ) et aux autres maladies a prion ouvrira ses portes cette annee au sein de "St Mary's Hospital". Sa creation a ete annoncee lors du congres mondial de neurologie qui s'est tenu a Londres. Le centre, finance par le "National Health Service" (NHS), sera dirige par le professeur John Collinge, l'un des experts mondiaux des maladies a prion. Il accueillera toutes les personnes soupconnees
d'etre atteintes d'une maladie a prion (environ 80 cas confirmes chaque annee), afin de leur dispenser traitement medical et soutien adaptes. La majorite de ces malades est atteinte de la forme sporadique de la MCJ. Cependant, le nombre de personnes atteintes de nvMCJ augmente regulierement depuis 1995, avec 27 cas en 2000 et 17 supposes ou confirmes au 1er Juin 2001. Ce centre disposera d'equipements facilitant le diagnostic et fonctionnera en etroite collaboration avec la "Medical Research Council's Prion Unit" installee dans le meme hopital et egalement dirige par John Collinge. Cette clinique aura egalement pour mission l'information et le conseil pour le public, le personnel soignant et les professionnels de la sante.
Sources : BBC News 20/06/01, AFP 20/06/01

Retour sommaire


Mai 2001

Analyse des résultats des programmes de surveillance active de l'ESB

30 mai 2001
L'Afssa a rendu public le 30 mai les résultats globaux du programme de dépistage de l'ESB lancé en France en juin 2000. Les résultats définitifs qui portent sur 30000 bovins permettent de faire le point sur les principaux enseignements des nouvelles stratégies de dépistage lancées grâce à l'introduction des tests rapides.
Lire le compte rendu sur le site de l'AFSSA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le sénat (17 mai 2001)
"A la suite du second rebondissement de la crise de la " vache folle ", intervenu à l'automne dernier, le Sénat a constitué le 21 novembre 2000 une commission d'enquête sur les conditions d'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage et les conséquences qui en résultent pour la santé des consommateurs."
Lire la suite

" Premiers versements des aides aux éleveurs bovins liées à la crise de l'ESB
10 mai 2001
Les versements des aides directes en faveur des éleveurs bovins touchés par la crise de l'ESB se sont effectués dans deux départements… "
Lire le communiqué du gouvernement

ESB : les résultats de l'enquête sur le cluster de Queniborough
(Source : ADIT - Ambassade de France au Royaume-Uni ; 1/05/2001)
La mort suspecte entre 1996 et 1999 de 5 personnes (17 à 34 ans) des suites de la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob (nvMCJ) aux environs du même village de Queniborough dans le Leicestershire a entraîné l'ouverture d'une enquête. L'enquête a commencé par une étude détaillée, auprès des proches des personnes décédées, des habitudes alimentaires, consommation de viande et fournisseurs des victimes, et elle s'est ensuite intéressée à l'élevage bovin et aux pratiques des boucheries présentent sur le secteur. Les pratiques de boucherie locale au début des années 1980 - abattage des animaux dans de petites structures avec des techniques particulières comme le jonchage et l'essuyage des carcasses avec un linge, puis découpe de la viande, et parfois prélèvement de la cervelle - pouvaient être à l'origine des contaminations. Ces pratiques, qui n'ont plus cours actuellement, peuvent entraîner une contamination de la viande par l'agent infectieux essentiellement présent dans le cerveau des bêtes malades. A cela il est nécessaire d'ajouter que les bêtes abattues, essentiellement de race laitière, étaient nourries dès 6 jours avec des farines animales (contre 6 mois dans la majorité des cas). Enfin, cette race engraissant lentement, les animaux étaient abattus tardivement (après 3 ans). Les enquêteurs ont fait remarquer que la maladie n'a été officiellement reconnue qu'en 1988 mais que des études a posteriori ont révélé que des vaches étaient mortes d'ESB dès 1884-5 dans le Sussex. L'ESB devait donc déjà être présente, en période d'incubation, dès le milieu des années 70. Le Leicestershire est un région qui a signalé un nombre important de cas d'ESB dès que l'obligation en a été faite. Il y a donc de fortes probabilités que la maladie y soit déjà présente au début des années 80, période probable de contamination des 5 victimes de Queniborough. Enfin, les enquêteurs ont estimé la période d'incubation de la nvMCJ entre 10 et 16 ans. Les auteurs soulignent qu'il est nécessaire de conserver un esprit critique et que ce rapport n'explique pas tout mais donne une piste possible qui doit encore être confirmée en étudiant le cas des 90 autres victimes de la maladie. Cependant d'autres scientifiques de renom émettent des doutes sérieux sur les conclusions de ce rapport, qui selon eux n'explique rien mais a été fait pour rassurer le public.

Retour sommaire



Avril 2001

Expériences sur la souris : Le venin de Cobra combat les maladies à prion
4 avril 2001
Deux laboratoires viennent de découvrir quel processus immunitaire contribue à la cause des maladies à prion. Il ont trouvé que ce processus pouvait être interrompu par le venin de cobra chez la souris. Ce pourrait être une piste pour un futur traitement de la maladie de Creutzfelt-Jakob, pour laquelle aucun remède n'existe.
Lire l'article sur newscientist.com (en anglais)

ESB : les Anglais mécontents (source : Bulletin Electronique Allemagne - ADIT). Suite a la découverte de moelle épinière dans une cargaison importée d'Allemagne, les agriculteurs britanniques ont demande le 2 avril dernier un embargo sur les exportations de bœuf allemand. 7 cargaisons ont ainsi été découvertes depuis janvier. Ben Gill, président du principal syndicat d'agriculteurs britanniques a demandé à David Byrne, commissaire européen à la santé publique de prendre des mesures rapides contre l'Allemagne. Renate Kunast, ministre allemand de la consommation, a écrit à David Byrne en lui expliquant que toutes les mesures nécessaires avaient été prises par les autorités vétérinaires pour que des matériaux à risque soient entièrement retirés et que l'abattoir incriminé cesse toute activité.
Source : AFP, 2 et 3 avril 2001
Rédacteur : Philippe Gonin (philippe.gonin@diplomatie.gouv.fr)

Retour sommaire


Mars 2001

Test de vache folle sur animaux vivants (source : Bulletin Electronique Allemagne - ADIT) Des chercheurs allemands de l'institut Max Plank de Gottingen pour la chimie biophysique viennent de déposer un brevet pour un test de vache folle sur des animaux vivants. La méthode repose sur l'utilisation de deux anticorps qui se fixent sur deux régions différentes de la protéine prion. Ces deux anticorps sont marques par des sondes fluorescentes de couleurs différentes. Alors qu'un prion "sain" ne peut accepter que deux anticorps, une chaîne de prions résultant d'une agglomération caractéristique de la maladie peut en accrocher plusieurs centaines. C'est ce comportement différent que révèle le test. Il posséderait une sensibilité mille fois supérieure a celle des tests actuels. Cette sensibilité lui permet de diagnostiquer extrêmement tôt la maladie avant même l'apparition des premiers symptômes. Ce nouveau test ne sera malheureusement pas commercialise avant un an.
Source : Handelsblatt, 27.03.01 ; Die Welt, 27.03.01
Rédacteur : Philippe Gonin

Forum sur les maladies à prion
27 mars 2001
Les Rencontres scientifiques franco-anglaises pour établir l'état des connaissances et présenter les axes de recherche sur les Encéphalopathies Spongiformes Transmissibles - ESB Ces rencontres ont été organisées le 15 mars 2001 à Paris par l'Académie des sciences. Certaines allocutions ainsi que les résumés des intervenants sont en ligne sur leur site. http://www.academie-sciences.fr/
Le but de ces rencontres était de faire le point scientifique sur l'état actuel des connaissances sur l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine, en France et au Royaume Uni, de montrer qu'il existe une dynamique scientifique commune au plan international entre le Royaume Uni et la France, d'encourager les chercheurs français à s'investir dans la recherche sur l'ESB et plus généralement les maladies produites par les prions.

Le Forum public du BRAIN sur les maladies a prions
(source : Bulletin Electronique Japon - ADIT)
Le BRAIN (Bio-Oriented Technology Research Advancement Institution) a organisé le 23 mars 2001 a Tokyo une demi-journee de forum scientifique sur les maladies a prions. Ce forum avait pour but de fournir aux chercheurs et aux décideurs gouvernementaux une information exacte et précise sur les maladies a prions, notamment la maladie de la vache folle, afin de les aider à prendre les mesures politiques ad hoc et à rassurer les populations. Plus de 250 personnes ont assiste aux présentations. Deux interventions de chercheurs japonais ont fait le point de le recherche fondamentale sur les prions. Une chercheuse française de l'AFSSA et un scientifique britannique ont, quand a eux, présenté les recherches européennes sur l'ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine) et les enseignements que l'on peut tirer des mesures prises au sein de l'Union Européenne contre cette épidémie.

Un simple " mal de gorge " pourrait être la clef de la transmission du prion
19 mars 2001
Les victimes du vMCJ auraient pu contracter la forme humaine de BSE après avoir mangé de la viande de bœuf contaminé alors qu'il souffraient d'un mal de gorge. Le scientifique américain Stephen DeArmond pense que cette hypothèse pourrait expliquer pourquoi relativement peu de personnes ont été terrassées par la maladie et pourquoi de nombreuses victimes avaient moins de 35 ans. La forme humaine de maladie de la vache folle a tué 94 personnes au Royaume-Uni, (plus huit nouvelles victimes actuellement supposées). Le professeur DeArmond estime que la voie de contamination par les amygdales est une piste sérieuse pour le passage du prion de la viande à l'homme.

Retour sommaire


Février 2001

Le discours du ministre de l'Agriculture, Jean Glavany, au Conseil européen du 26 février 2001 concernant l'ESB et les mesures "Viande Bovine".
Lire le discours sur agrisalon.com

Retour haut de page



le 17 mai 2001
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le sénat
A la suite du second rebondissement de la crise de la " vache folle ", intervenu à l'automne dernier, le Sénat a constitué le 21 novembre 2000 une commission d'enquête sur les conditions d'utilisation des farines animales dans l'alimentation des animaux d'élevage et les conséquences qui en résultent pour la santé des consommateurs.

Au terme de six mois d'investigations qui lui ont permis de procéder à une soixantaine d'auditions, de visiter six départements directement touchés, ou heureusement épargnés par l'ESB, ainsi que d'effectuer un déplacement à Bruxelles et à Londres, la commission d'enquête est aujourd'hui en mesure d'effectuer le constat suivant :

- née au Royaume-Uni, en raison d'un moindre chauffage des farines destinées à l'alimentation animale, l'épidémie d'ESB a été exportée sans vergogne en Europe, et notamment en France, en même temps que les farines anglaises contaminées, la contamination s'étant plus aisément développée du fait d'une véritable inertie bruxelloise ;

- les farines animales n'ont jamais été utilisées qu'à titre subsidiaire dans l'alimentation des bovins et leur utilisation a résulté de considérations économiques et d'un souci de recyclage fort répandu dans les années 70 ;

- alors qu'elle constituait un alibi commode pour dédouaner certains acteurs de la filière, qui d'ailleurs n'assument pas leurs responsabilités et s'accusent mutuellement, la piste de l'importation illégale et massive de farines anglaises n'a pu être vérifiée par la commission d'enquête ;

retour haut de page

- alors que le rôle des contaminations croisées dans le développement de l'épidémie de l'ESB a été très vite révélé par les services de contrôle au niveau des usines de fabrication d'aliments, lors du transport des farines, ainsi que dans les exploitations d'élevage, ce facteur de contamination n'a été pris en compte que tardivement ; il a fallu attendre la déclaration du Président de la République le 7 novembre 2000 pour mettre un terme aux atermoiements du gouvernement et interdire enfin les farines et les graisses animales dans l'alimentation de tous les animaux d'élevage ;

- l'importation massive d'abats britanniques entre 1988 et 1990 constitue sans doute le principal facteur d'exposition au risque des consommateurs français ;

- en raison de l'attentisme du ministère de l'agriculture, et alors que le risque de contamination avait été évoqué dès 1996, ce n'est qu'en novembre 2000 que les graisses d'os et de cuisson, produites à partir de vertèbres susceptibles de comporter des résidus de moelle épinière, ont été interdites ;

- compte tenu des mesures radicales prises au titre du principe de précaution (retrait des matériels à risque, détection des bovins de plus de 30 mois, abattage systématique des troupeaux où un cas d'ESB est constaté, traçabilité des produits bovins, qualité des contrôles effectués par les services vétérinaires…), la viande bovine française est sans doute aujourd'hui la plus sûre des pays de l'Union européenne ;

- la modélisation théorique la plus pessimiste des risques de contamination, établie pour la France, en extrapolant les données de la contamination anglaise en matière d'ESB et de nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, fait apparaître au pire, compte tenu de la plus longue période d'incubation, un risque de 300 cas de MCJ pour les 60 ans à venir : en termes statistiques, le risque lié à la consommation de viande bovine française est, pour les scientifiques, aujourd'hui voisin de zéro ;

- créée à la suite d'une initiative du Sénat, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), qui permet de distinguer l'évaluation de la gestion du risque, et de préciser le rôle respectif des scientifiques et des responsables politiques, constitue aujourd'hui un modèle pour nos partenaires, ainsi que pour la future Autorité alimentaire européenne ;
- les destructions massives d'animaux effectuées au titre des mesures

européennes de retrait destinées à soutenir les cours de la viande bovine, de l'abattage systématique des troupeaux abritant un cas d'ESB, mais aussi de la lutte contre l'épizootie anglaise de fièvre aphteuse émeuvent à bon droit l'opinion : la commission considère que les excès productivistes d'un certain type d'agriculture sont condamnés à disparaître, sauf à perpétuer un gâchis qui constitue un affront au monde moins développé ;

retour haut de page

- plutôt que de " lâcher la proie pour l'ombre " ou de renationaliser le système de la politique agricole commune, qui a permis à l'Europe d'accéder à l'autosuffisance alimentaire, et à la France de développer une agriculture puissante et exportatrice, -celle-ci assurant une bien meilleure sécurité alimentaire que jadis, et très supérieure à celle constatée dans nombre de pays exportateurs- il conviendra sans doute de " revisiter " la PAC d'une manière progressive et à budget constant.

Sous le bénéfice de ces observations générales, la commission d'enquête a formulé 13 propositions articulées autour de cinq priorités :
Treize mesures d'urgence autour de cinq priorités
Une interdiction définitive des farines carnées dans l'alimentation des animaux, l'établissement d'une liste positive de produits entrant dans la chaîne alimentaire et une modification des conditions d'abattage systématique

1. Interdiction définitive de l'utilisation des farines carnées.
2. Etablissement d'une " liste positive " de matières premières pour la préparation d'ingrédients susceptibles d'être utilisés dans la production d'aliments pour animaux.
3. Mise à l'étude, en raison des progrès attendus en matière de dépistage, d'un aménagement de la procédure d'abattage systématique, sous réserve d'assurer une sécurité égale aux consommateurs.
La nécessaire association des scientifiques et des politiques
4. Une formalisation des relations entre le Parlement et l'AFSSA.
5. Une clarification souhaitable des missions et de l'organisation de la future Autorité alimentaire européenne.
6. Une coordination de la recherche nationale et européenne.
7. L'association des consommateurs à la gestion du risque.
Une meilleure identification des produits bovins
8. Une mention de la catégorie et de la race sur l'étiquetage de la viande bovine.
9. Un renforcement de la traçabilité des produits bovins, y compris ceux importés, par une information continue de l'étable à l'étal et une consolidation des maillons faibles de la traçabilité.
Des filières bovines de qualité à promouvoir
10. Un développement des filières de qualité, à partir d'un code des bonnes pratiques dans la filière bovine, favorisant la qualification des élevages et une contractualisation avec l'aval de la filière, en donnant à l'agriculture biologique la part qui lui revient.
11. Une promotion des signes officiels d'identification de la qualité.
Une revisitation de la politique agricole commune
12. Des mesures de soutien au marché de la viande bovine.
13. L'établissement d'un plan protéagineux ambitieux au niveau européen.

Contact : www.senat.fr

retour haut de page


le 6 février 2001
Les conséquences sociales, économiques, de santé publique de la crise de la vache-folle, illustrés par 3 exemples.


Conséquences sociales :

112 postes sont menacés à Villers-Bocage En octobre dernier, les services sociaux découvre une bête atteinte de l'ESB dans les abattoirs de Villier-Bocage (Calvados).
La direction de la Soviba a soumis le 1er février dernier un plan social concernant 112 personnes au Tribunal de commerce de Caen. Selon la direction, la baisse de productivité de 50 % dans ce site est la conséquence de la crise. Un verdict sera rendu le 9 février.

Conséquences économiques :
Comme la plupart des monarchies pétrolières du Golfe, la Qatar vient d'interdire l'importation de la viande bovine provenant de tout les pays de l'Union européenne.
le porte-parole du ministère de la santé justifie cette décision par "l'apparition de la maladie dans divers pays de l'Union Européenne.

Conséquences sur la santé publique :

Selon le quotidien britannique The Guardian, " les produits sanguins de trois personnes qui ont été atteintes de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ), la forme humaine de l'ESB, ont été vendus à 11 pays ".
Des patients (dont un grand nombre d'hémophiles britanniques) auraient donc reçu des produits suspects entre 1996 et 2000.
Des produits comme des vaccins anti-polio contenant de l'albumine d'une personne atteinte de la nvMJC ont été distribués à travers le monde.
Le ministère de la Santé britannique ainsi que le Bio Products Laboratory, chargé de vendre les produits dérivés du sang à l'étranger, ont affirmé que tout risque d'infection est à ce stade purement théorique.
"Il n'existe pas de preuves scientifiques qui suggèrent que le nvMCJ peut être transmis à travers le plasma ou des produits dérivés du plasma, ni à travers des dons de sang en général".
LM

retour sommaire


le 9 février 2001
L'histoire des contaminations par l'hormone de croissance et de la crise de la "vache folle" révèle les failles d'un système qui ne réagit que lorsque les dégâts sont déjà importants. Tant que les doutes restent confidentiels et ne sont pas relayés par les médias, les actions publiques ont des difficultés à se mettre en place, les intérêts économiques prenant le pas, dans un premier temps, sur toute autre considération. Lorsqu'une crise sanitaire éclate, les médias critiquent les responsables politiques, et les décideurs tentent de rassurer, expliquant que le risque zéro n'existe pas, que la panique n'est pas de mise et que le tabac ou la voiture sont autrement dangereux.

Mais l'apparition de la maladie bovine et du nvMCJ a rappelé la possibilité qu'ont les ATNC de franchir les barrières d'espèce même lorsque l'exposition a lieu par voie orale. Elle a aussi attiré notre attention sur la nécessité de la sécurisation de tous les maillons de la chaîne alimentaire. Elle a enfin rappelé la nécessité de règles de stérilisation hospitalière et de pratiques pharmaceutiques qui prennent en compte ces agents atypiques inducteurs de maladies rares, mais qui sont déjà à l'origine de plus de 120 contaminations iatrogènes dans le monde (voir notre dossier surveillance).

Les relations entre les responsables politiques et des autorités de santé et les citoyens reposent sur un principe de confiance qui, lorsqu'il est mis en défaut, remet en question la légitimité des décideurs et des experts. C'est cela que nous aura appris la " crise de la vache folle ", et pour permettre le retour de la confiance, de nouvelles pratiques devraient se généraliser : l'accès à une meilleure information, la transparence des mécanismes de décision dans les situations de risque, l'encouragement à la pluralité des recherches et la mise en place de systèmes d'expertise indépendants fonctionnant en permanence et diffusant largement leurs conclusions
voir dans l'historique - la crise
C.V.

retour haut de page

retour accueil

 
        
Coordination du programme : info@medicale.fr
Vache-Folle.com est un site médical d'informations . Vache-Folle.com ne peut en aucun cas être considéré comme un prescripteur ou comme un médecin : toutes ces informations vous permettent de mieux comprendre votre santé, mais se cantonnent strictement à un caractère informatif d'ordre général.
En cas de problèmes de santé, consulter un médecin.
 
 
© 2000 L'Encyclopédie Médicale SARL - Tous Droits réservés /All Rights reserved