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Avant la criseDes erreurs stratégiques (1981-1983) En 1982, aux Etats-Unis, le Dr Prusiner parle pour la première fois de protéine " prion ", provoquant d'inombrable protestations scientifiques. Ses premiers travaux sur le concept d'un agent contaminant dépourvu d'ADN datent de 1979.
En 1986, l'affaire de l'hormone de croissance est dévoilée
au grand public. Trente adolescents sont atteint de la MCJ. Le rapport
confidentiel est accablant sur l'hormone de croisance, sur les pratiques
hospitalières et sur la distribution de matériel biologique
humain. En Grande-Bretagne, chaque cas doit être déclaré,
et abattu. L'utilisation du lait provenant d'une vache infectée,
ou suspectée de l'être, est également prohibée. Puis le gouvernement britannique interdit la consommation de certains abats de veaux âgés de plus de 6 mois (cervelle, thymus, rate, amygdales, intestin, moelle épinière). La France, suspend l'importation de farines animales britanniques sauf
si l'entreprise s'engage à ne pas les distribuer à des ruminants.
En 1989, l'université de Yale publie une étude sur la maladie d'Alzheimer, qui stipule que 13% des cas déclarés sont en fait imputables à la MCJ. En Irlande, 30 cas d'ESB sont identifiés. Ce pays interdira l'alimentation par les FVO en novembre. C'est aussi le premier cas d'ESST chez un animal domestique, la féline spongiforme encéphalopathie, que l'on suppose être une contamination de l'ESB à l'espèce féline. En septembre, 30 chats auront été contaminé. Gajducek donne les résultats d'une expérience : la protéine prion, après avoir été enterrée pendant 3 ans est toujours aussi contaminante. En angleterre, La transmission expérimentale de l'ESB à un porc est réalisée. En décembre, la France met en route un réseau d 'épidémio-surveillance de l'ESB et d'indemnisations financières. En 1991, les autorités françaises décident l'abattage de tout le troupeau si un animal est atteint et cela après la découverte du premier cas de "vache folle" en Côtes-d'Armor. En Grande Bretagne, la vente des FVO et des abats bovins est interdite comme aliment pour le bétail. En revanche , elle continue la vente de ces produits comme angrais pour les pays du Tier-Monde, tout en se déclarant irresponsable quand à l'utilisation qui en sera faite. En décembre, une circulaire CEE confidentielle recommande aux pays membres que " l'affaire des vaches folles " ne soit pas publiée dans la presse. En 1992, le Morris report (Grande Bretagne) est publié. Il informe de trafics de vaches suspectes et de pratiques illicites des éleveurs et des exportateurs. En 1992, en France un guépard et un puma d'un parc zoologique sont victimes d'Encéphalopathie Spongiforme Transmissible (ESST). Leur nourriture (farines) est suspectée. En juillet, en France, les tissus d'origine bovine le cerveau, la moelle épinière, les amygdales, la rate, les ganglions lymphatiques, l'intestin, le thymus, le placenta, l'hypophyse, les glandes surrénales, les méninges sont retirées des compléments alimentaires et des produits destinés à l'alimentation. En 1993, la maladie atteint son point culminant au Royaume-Uni, avec près de 800 cas par semaine. Deux éleveurs laitiers britanniques dans les troupeaux desquels des cas d'ESB sont identifiés, meurent de la maladie de MCJ. En angleterre, la scrapie, que l'on soupçonne être à l'origine de l'ESB devient enfin une maladie à déclaration obligatoire. En 1994, l'Union Européenne prend trois mesures importantes
: Dossier réalisé par L.M., publié le 7 février 2001 Autres chapitres de la rubrique : |
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